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06/08/2015

Le TABAC passé à TABAC en chanson par François Ville?

Salut !

 

Cela fait longtemps que je n'ai pas publié, et j'en suis désolé. J'ai changé mes méthodes de travail en tant que musicien et elles sont plus chronophages...

Néanmoins je reviens avec une nouvelle chanson, accompagnée d'un clip, sur le thème du tabac. J'espère qu'elle vous plaira !

 

http://youtu.be/RVbMiQR7ZW4
Tabac

Conglomérat allègre
Un réseau une pègre
Industrie du cancer
Tueur tentaculaire

Orifice béant
Affamé infamant
Pitance du Moloch:
Le sale argent qu'il croque

Un monstre sans égal
La multinationale
Un droit quasi divin
De mort sur les humains

Etats schizos véreux
Acteurs d'un double jeu
Profit des taxations
Infime prévention

************************

Bien crasseuse au réveil
Une toux sans pareil
Une gorge en dégâts
Un parfum de tabac

Au matin au café
L'argent part en fumée
Habitude ou coutume
Une clope s'allume

Une odeur froide et forte
Incommode et s'exporte
Atmosphère viciée
Du garage au palier

Des dents et doigts jaunis
Epiderme terni
Au nom de Nicotine
Une folie s'obstine

Existence d'esclave
Une vie à la cave
Agresseur d'entourage
En fragrances volages

Un geste compulsif
Un rite impératif
Dépendance obsédante
Absolue affolante

************************

Bien crasseuse au réveil
Une toux sans pareil
Une gorge en dégâts
Un parfum de tabac

Au matin au café
L'argent part en fumée
Habitude ou coutume
Une clope s'allume

Un cocktail pas très net
Pilules et cigarettes
Un long et lent suicide
Une aura qui se ride

A sa progéniture
Un danger de bavure
Exemple familial
Une tare filiale

Un létal anti-stress
Une cage une laisse
Une faible dépense
Apportant contenance

Un tissu de goudron
Tapissant les poumons
Un mégot une cendre
Attitude à défendre

************************

Un corps parfait s'implique
Une usine toxique
Un poison à la chaîne
A en perdre l'haleine

Un câlin un trésor
Moi je l'aime ce corps
Un amour une fleur
Le pourquoi de ma peur…
Un câlin un trésor
Moi je l'aime ce corps

************************

Bien crasseuse au réveil
Une toux sans pareil
Une gorge en dégâts
Un parfum de tabac

Au matin au café
L'argent part en fumée
Habitude ou coutume
Une clope s'allume

François Ville

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30/11/2014

Mimétisme

Salut !

 

Malgré un torticolis qui me pourrit la vie depuis quelques jours, je vous présente mes oeuvres de la semaine :

 

1) Une photo : Mimétisme

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2) Une vidéo live : SANG DESSUS-DESSOUS http://youtu.be/yRmSftIOTWs

4ème chanson de mon concert au Virades de l'Espoir pour vaincre la mucoviscidose, le 28 septembre 2014.
Excellente ambiance pour une bonne cause !

Un grand MERCI à l'Association (notamment Patrick et Françoise), à tous les bénévoles qui organisent cet événement (énorme travail !), à Eric H pour sa belle prestation et ses conseils avisés, à Jean-Luc pour la sono, à mon amoureuse pour la vidéo, à Marie pour le son, à la Mairie de Vertou pour l'article, à ma belle-famille, aux amis (Maimouna, Annie, Fred, Tom, Stéphanie, Vincent, Roze, Sébastien,...) et bien-sûr à l'ensemble du public, très participatif !
L'implication de tout ce petit monde généreux et festif a permis de récolter des fonds substanciels pour vaincre cette terrible maladie qu'est la mucoviscidose !


Sang dessus-dessous

Combien d'enfants devront mourir
Du fait de la connerie des hommes
Combien de peuples devront souffrir
Du fait des commandements et dogmes

Combien de vies devront payer
Pour les horreurs des dirigeants
Et combien de cris étranglés
Pour les horreurs et tout ce sang

Sang versé pour de l'argent roi
Sang versé pour une religion
Sang versé au nom de choix
Individuels sans émotion

Que coûte une vie pour ces gens-ci ?
Une signature sur un papier
Nous ne sommes que des pions sans prix
Qu'ils peuvent sacrifier sans regret

L'argent est loi la mort est reine
Quand une personne a le pouvoir
Le sang est roi l'amour est peine
Quand ces personnes rêvent de gloire

Combien d'enfants devront mourir
Du fait de la connerie des hommes
Combien de peuples devront souffrir
Du fait des commandements et dogmes

Combien de vies devront payer
Pour les horreurs des dirigeants
Et combien de cris étranglés
Pour les horreurs et tout ce sang

Sang versé pour de l'argent roi
Sang versé pour une religion
Sang versé au nom de choix
Individuels sans émotion
Que coûte une vie pour ces gens-ci ?
Une signature sur un papier
Nous ne sommes que des pions sans prix
Qu'ils peuvent sacrifier sans regret

L'argent est loi la mort est reine
Quand une personne a le pouvoir
Le sang est roi l'amour est peine
Quand ces personnes rêvent de gloire

 

3) Un poème en vidéo : Au dessus de la masse http://youtu.be/a5e-JTO4HIo

Au dessus de la masse

Nul besoin de créer des mythes
Aucun être humain n'est un dieu
Chaque a ses propres limites
Il existe toujours pire et mieux

La plus incontestée des stars
A parfois de fortes coliques
Au saut du lit le teint blafard
Elle n'a plus rien d'héroïque

Faire de quelqu'un un modèle
C'est croire le monde parfait
C'est comme être aveugle au réel
C'est l'esprit critique au rabais

Les icônes ont ce grand pouvoir
La manipulation des masses
Objectif rentrer dans l'histoire
Et détenir la meilleur place

Hommes et femmes charismatiques
Que l'on encense sans raison
Sont là pour la gloire et le fric
Le but est de se faire un nom

Ces gourous fabriquent une image
Créent le rêve par le mensonge
Ces apôtres prophètes ou mages
Ont les mots qui plongent en plein songe

Bonnes gueules et bonnes paroles
Peuvent susciter l'engouement
Ça suffit pour être l'idole
Et la vedette du moment

Être connu et reconnu
Besoin né de l'égocentrisme
Il faut être vu bien perçu
Au nom de l'individualisme

16/11/2014

DRONES DE DAMES

Hello !

 

Voici mes créations de la semaine :

 

1) Une vidéo d'actualité, le poème écrit il y a 7 jours sur le fait-divers lié à Nabilla :

http://youtu.be/vUfOGjxlwO0

Nabilla, fine lame de la télé-réalité,
Vergara, second couteau, people alité

En soirée elle a été retrouvée pendue,
Et oui pendue au bout du fil de son smartphone,
"Nan mais Allo quoi !" Aucun des flics ne l'a crue !
La justice tranchera ce fait qui détonne

Bague au doigt, dague à la main, peur bleue, arme blanche...
Et si la star n'était qu'un coup d'épée dans l'eau ?
Célébrité, glamour, gros seins et belles hanches,
De beaux atours sauveront-ils toujours sa peau ?

La télévision c'est rasoir et dangereux,
Manchettes à la machette, personne n'y coupe,
Un coup de canif dans le contrat amoureux,
Les médias sont heureux car meilleure est la soupe

Coup de sang, poignard dans le dos, plaie remuée...
Non, on ne va pas couper les cheveux en quatre,
Le public aime porter aux nues, puis huer,
Son appétit s'aiguise et rien ne peut le battre.

 

2) Une vidéo de concert : AU DESSUS DE LA MASSE

http://youtu.be/h8pvdGegBG4

Au dessus de la masse

Nul besoin de créer des mythes
Aucun être humain n'est un dieu
Chaque a ses propres limites
Il existe toujours pire et mieux

La plus incontestée des stars
A parfois de fortes coliques
Au saut du lit le teint blafard
Elle n'a plus rien d'héroïque

Être connu et reconnu
Besoin né de l'égocentrisme
Il faut être vu bien perçu
Au nom de l'individualisme

Faire de quelqu'un un modèle
C'est croire le monde parfait
C'est comme être aveugle au réel
C'est l'esprit critique au rabais

Les icônes ont ce grand pouvoir
La manipulation des masses
Objectif rentrer dans l'histoire
Et détenir la meilleur place

Être connu et reconnu
Besoin né de l'égocentrisme
Il faut être vu bien perçu
Au nom de l'individualisme

Hommes et femmes charismatiques
Que l'on encense sans raison
Sont là pour la gloire et le fric
Le but est de se faire un nom

Ces gourous fabriquent une image
Créent le rêve par le mensonge
Ces apôtres prophètes ou mages
Ont les mots qui plongent en plein songe

Bonnes gueules et bonnes paroles
Peuvent susciter l'engouement
Ça suffit pour être l'idole
Et la vedette du moment

Être connu et reconnu
Besoin né de l'égocentrisme
Il faut être vu bien perçu
Au nom de l'individualisme

François Ville

3ème chanson de mon concert au Virades de l'Espoir pour vaincre la mucoviscidose, le 28 septembre 2014.
Excellente ambiance pour une bonne cause !

Un grand MERCI à l'Association (notamment Patrick et Françoise), à tous les bénévoles qui organisent cet événement (énorme travail !), à Eric H pour sa belle prestation et ses conseils avisés, à Jean-Luc pour la sono, à mon amoureuse pour la vidéo, à Marie pour le son, à la Mairie de Vertou pour l'article, à ma belle-famille, aux amis (Maimouna, Annie, Fred, Tom, Stéphanie, Vincent, Roze, Sébastien,...) et bien-sûr à l'ensemble du public, très participatif !
L'implication de tout ce petit monde généreux et festif a permis de récolter des fonds substanciels pour vaincre cette terrible maladie qu'est la mucoviscidose !

 

3) Un jeu de mots d'actualité : DRONES DE DAMES

drone,centrale nucléaire, drôles de dames, série, francois ville, drôle,dame

 

4) Un second jeu de mots : Le sens de la vie est un non sens, non ?

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5) Un poème :

Étiqueté loser

Tu n'es pas efficace,
Ça oui on peut le dire,
Pas le premier en classe,
Mais peut-être le pire...

Encore combien d'années
Tout près du radiateur ?
Des heures à se faner,
Étiqueté loser.

Pourtant tu n'es pas bête,
C'est juste de l'ennui,
L'énergie n'est pas faite,
Pour être assis sans bruit.

Bien des années plus tard,
Ton estime se paume,
Il manque le costard,
Les clés et le diplôme.

Quand l'école formate,
Qu'elle aplanit, terrasse,
Elle casse les pattes
À tout ceux qui dépassent.

 

6) Une série de jeux de mots sur le thème du flanc en politique :
Le PRÉSIDENT est ÉPOUSTOUFLANC

président, flanc, flamby, hollande, francois ville, jeux de mots, citation, humour, drôle, politique


Le PRÉSIDENT prête le FLANC à la CRITIQUE

président, flanc, flamby, hollande, francois ville, jeux de mots, citation, humour, drôle, politique


Nous avons un PRÉSIDENT RONFLANC

président, flanc, flamby, hollande, francois ville, jeux de mots, citation, humour, drôle, politique


Être PRÉSIDENT ce n'est pas du FLANC

président, flanc, flamby, hollande, francois ville, jeux de mots, citation, humour, drôle, politique


Le PRÉSIDENT est GONFLANC à bloc

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21/04/2014

L'Agent ne fait pas le Bonheur, et autres joyeusetés

Cette semaine je vous sers une nouvelle, quelques aphorismes, une devinette et un peu de nostalgie. Cela vous convient-il ?

 

L'agent ne fait pas le bonheur.

Revenant de mon concert dans une salle associative d'Aubervilliers, je suis comme d'habitude sur un petit nuage. Quel bonheur de partager mes chansons et de recevoir des applaudissements en retour ! Quelle joie de rencontrer de nouvelles personnes dans un cadre valorisant pour quelqu'un comme moi, fondamentalement en manque de confiance. Et quelle adrénaline, quelle excitation ! Je me sens plus vivant que jamais.

Mais voilà c'est terminé, je dois retourner à la voiture avec ma guitare, mon sac à dos rempli de matériel et la tête pleine de bons souvenirs.
Après 10 minutes de marche (après avoir tourné et tourné dans le quartier, je n'ai pas pu me garer plus près), j'aperçois la Twingo au loin mais également un attroupement, un bus en arrêt et il me semble bien reconnaître un policier... Quelque chose d'autre me paraît bizarre, mais quoi ? Cela reste indéfinissable...

Bien qu'ayant la conscience parfaitement tranquille, j'avance vaguement inquiet. Ça doit faire partie intégrante du prestige de l'uniforme de policier ou de gendarme. Il devrait rassurer les gentils et inspirer la crainte aux méchants mais en fait tout un chacun se sent suspect et redoute l'arbitraire. La police n'est pas toujours lisse.

A priori je n'ai pas de raison d'avoir peur, je me suis garé sur une place autorisée, sur le côté gauche de cette rue à sens unique. J'ai eu quelque mal à effectuer mon créneau, par manque de pratique car je prends habituellement les transports en commun. La rue m'a parue un peu étroite alors j'ai bien pris soin de replier le rétroviseur. On n'est jamais trop prudent. Le stationnement ici, fait assez rare pour être souligné, n'est pas payant. Il n'y a aucun parcmètre aux alentours.

Je constate que la voiture devant la mienne a un PV sur le pare-brise. C'est tout à fait légitime car elle ne stationne pas sur un emplacement dédié à cet effet et elle en face d'une sortie de garage. Par contre je suis interloqué car j'ai l'impression que moi aussi j'ai eu droit à un procès verbal ! Dans le doute jusqu'au bout, je soulève précautionneusement l'essuie-glace, prends délicatement le fin papier et le lis à plusieurs reprises.
Je ne rêve pas, c'est hélas bien ce que je redoutais ! Un policier en bon uniforme m'a collé une contravention en pas bonne et indue forme.
C'est la première fois que ça m'arrive mais puisque le coupable est encore présent sur le lieu du crime, je vais pouvoir lui expliquer directement son erreur et le renvoyer avec tact dans ses 22.

Mais ce n'est pas tout... Je réalise soudain que ma Twingo n'est pas garée là où je l'avais laissée il y a une heure ! Pendant ma prestation musicale elle a visiblement été déplacée, malgré le frein à main et une vitesse enclenchée !!! C'était donc ça ce qui me tracassait en arrivant !

Cependant elle est garée correctement.

Que s'est-il passé ?

On n'est pourtant pas dans K2000 ("Kitt tu m'entends ? Rapproche-toi si tu trouves une place plus près pendant que je joue !").

Et pourquoi une amende ?

Alors que la nuit commence à tomber (comme mon moral), je deviens blême. Perplexe, ma cervelle se perd en conjectures, échafaudant de multiples hypothèses.
Mais devant la vanité de cette tâche je comprends qu'il est strictement inutile de rester ainsi dans le dédale sans issue de mes interrogations. Je dois réagir !

Je rejoins donc timidement le policier en train de discuter avec plusieurs personnes sorties du bar jouxtant l'endroit du drame. Pour interrompre cette conversation je secoue mollement le PV sous son nez en affirmant cependant d'une voix pas très affirmée que je ne saisis pas la raison de cette mise à l'amende.

Plein d'empathie (à ne pas confondre avec la sympathie), je subodore ses pensées. Il doit se dire qu'il va encore avoir affaire à un énième emmerdeur de mauvaise foi et qu'il va devoir s'en débarrasser promptement s'il veut terminer enfin sa longue tournée.

- "Vous n'avez pas le droit de stationner ici" clame-t-il péremptoirement devant l'assistance impressionnée et confortant malheureusement mes a priori.
- "Mais pourquoi Monsieur l'agent ?" Dis-je au policier d'une voix que je souhaiterais policée.
- "Vous n'avez pas le droit de stationner ici."

OK, la partie n'est pas gagnée, je dois la jouer fine. Ce dépositaire de l'autorité étatique n'a pas l'air de vouloir se montrer particulièrement compréhensif. Je ne suis pas dans ses petits papiers.

- "Mais pour quelle raison enfin ? Je n'ai pas vu de panneau d'interdiction de stationner et je suis sur un emplacement délimité."
Sûr de mon droit, je sens intuitivement que ce n'est pas le moment de l'embrouiller avec mon histoire de voiture déplacée comme par magie pendant mon absence. Point trop n'en faut.

- "Vous n'avez pas le droit de stationner ici car le bus ici présent ne peut pas passer, vous êtes en infraction au code de la route".
Effectivement le bus est toujours là, bloqué, avec à son bord un chauffeur échauffé et moult passagers pas sages et aux visages rendus peu amènes par une impatience grandissante. Néanmoins j'insiste encore courtoisement :
- "Mais, Monsieur l'agent, vous voyez bien que je suis garé sur un emplacement peint exprès pour cela".
- "Vous n'avez pas le droit de stationner ici, c'est comme ça dans sur cette voie depuis longtemps."
C'est peut-être une lacune mais je ne connais pas toute l'histoire de cette rue alors j'ajoute :
- "Mais alors Monsieur l'agent, pourquoi depuis tout ce temps n'y a t-il pas de panneau et pourquoi voit-on encore distinctement des marquages au sol ? Comment pouvais-je deviner que je n'avais pas le droit de me garer ici ?"
Ne tombant pas dans le panneau consistant à justifier ses actes sans fondement devant un citoyen récalcitrant, il pratique avec aisance la science de l'esquive lourde de sens :
- "Vous n'avez pas le droit de stationner ici car le bus ici présent ne peut pas passer, vous êtes en infraction au code de la route."
La pédagogie, c'est l'art de la répétition...

On tourne en rond comme dans une cours carrée de prison. Je sens que la pression monte mais il ne faut pas crier dans un dialogue de sourds, surtout quand l'adversaire détient l'autorité de par sa fonction. De facto de son bon vouloir je suis pris en otage. Il ne faudrait pas en plus tomber dans le basique piège d'une prise d'outrage.

Les badauds apparemment avinés du café assistent à l'échange et boivent nos paroles avec délectation. Du petit lait, ça doit les changer. A priori ils ont un faible pour le faible que je représente et se font fort de le faire savoir bruyamment. Je ne suis pas certain que cela joue en ma faveur.

Du coin de l'oeil je vois des gens qui sortent du bus, font un bras d'honneur et continuent leur chemin à pied.

Le camion de la fourrière arrive pour procéder à l'enlèvement du véhicule devant le mien et dont le propriétaire reste invisible. Je suis un peu perdu dans toute cette agitation et l'émotion me fait trembler.

Dans mon malheur je me réjouis d'être présent à temps, même si je dois au final payer la contredanse. Si j'étais arrivé ne serait-ce qu'un quart d'heure plus tard je n'aurais pas retrouvé ma voiture du tout, ni à sa place ni à son nouvel emplacement.
De surcroît j'ignore quelle est la procédure exacte pour récupérer sa caisse. J'imagine qu'on doit se rendre au commissariat le plus proche, encore faut-il savoir où il se trouve, et que là-bas, après une certaine attente, un agent indique le lieu de détention du véhicule incriminé. Ensuite charge à nous sans doute d'y accéder par nos propres moyens, c'est-à-dire à pied, en transport en commun ou pour les plus fortunés en taxi, et ce bien entendu avant l'heure de fermeture de la fourrière. Sinon il faut se débrouiller pour rentrer chez soi et revenir le lendemain, si c'est ouvert. Bref une galère sans nom pour n'importe qui et probablement encore plus pour moi.

C'est peut-être du délit de sale gueule mais mon policier n'a pas l'air d'être une flèche. Il a un regard placide genre bovin, mais peut-être le fait-il exprès pour énerver ces cons de concitoyens. Désespéré j'essaie de mettre en avant un argument factuel et incontestable :
- "Regardez par vous-même, Monsieur l'agent, ma voiture est sur une vraie place."
Le policier rétorque illico :
- "Non, il n'y a pas de marquage."
- "Mais si je vous en supplie, observez de plus près."

Dans la quasi pénombre et la froideur de l'hiver il consent à se baisser et à regarder sous la Twingo pour y rechercher la trace et la preuve matérielle de ce que j'avance. On se croirait dans Les Experts Aubervilliers. Après d'interminables secondes, l'incrédulité menottée au corps, il assène :
- "Non, il n'y a pas de marquage."
- "Mais si, vous marchez dessus."

J'espère maintenant qu'un déclic va s'opérer chez cette farce de l'ordre. Mais non je me trompe, il ne veut pas en démordre :
- "Effectivement je constate la présence d'un marquage mais il ne devait plus y être. De toute façon vous n'avez pas le droit de stationner ici car le bus ne peut pas passer."

Argh ! Mais quelle mouche l'a képi, pourquoi un tel déni de la réalité ? Où sont les caméras ? C'est une blague ou quoi ?

Presque à l'agonie, des larmes dans les yeux, j'ai l'impression de vivre le film "Un jour sans fin", sauf que mon objectif n'est pas de rendre le policier amoureux mais simplement d'obtenir justice.
- "Mais enfin comment pouvais-je deviner qu'il y a une ligne de bus dans cette rue, il n'y a même pas d'arrêt. Je me suis garé, en toute bonne foi, dans un emplacement bien délimité. J'ai bien remarqué que la voie était étroite mais ce n'est pas de ma faute. En plus je vous signale que je ne me suis pas garé là mais un peu plus en amont. Je ne sais même pas comment ma voiture est arrivée ici ! Ce n'est pas moi c'est quelqu'un d'autre !"

Aïe ! A court d'idée j'ai lâché cette information aussi véridique qu'absurde et incroyable. Maintenant c'est sûr, il va me prendre pour un cinglé mythomane. J'ai tendu la matraque pour me faire battre.

La clientèle de l'estaminet, devenue de plus en plus fournie sur le trottoir, intervient et prend alors ma défense par l'intermédiaire d'un homme qu'on imaginerait volontiers patienter dans une cellule de dégrisement. Avec un débit de débit de boisson, il pérore :
- "Monsieur dit vrai, on a tout vu Monsieur l'agent. Tout à l'heure un gros camion a essayé de passer et la voiture du monsieur l'en empêchait. Ni une ni deux et comme un seul homme ils sont descendus, ont soulevé le véhicule à main nue et l'ont posé là."

Tout s'explique ! Ce mystère aussi opaque que celui de La Chambre Jaune s'est éclaircit. C'est fou et malgré tout plausible. D'ailleurs l'assemblée acquiesce vigoureusement à grand renfort d'onomatopées inintelligibles, corroborant ainsi sans équivoque le témoignage à décharge du sieur.

C'en est trop, les certitudes jusqu'alors inébranlables du policier paraissent soudain vaciller. Ce n'est pas beau à voir.

Encouragé par cette révélation fracassante et maintenant assez remonté face à l'agent assermenté, je tente de pousser mon maigre avantage :
- "Il est maintenant manifeste que vous ne pouvez pas me coller cette amende, ce serait totalement injuste et injustifiable."

J'ai l'impression de voir tourner de lents engrenages à l'intérieur de son crâne. Dans les prisons de France on manque de cellules et bien dans son cerveau on dirait que c'est pareil. Cependant cette fois il semble prendre conscience qu'il doit se rendre, cerné par l'évidence. Sous la pression conjointe de la vérité et d'une foule de témoins difficilement canalisable, il ne peut échapper à un reniement.

Le bus, jusqu'alors bloqué, réussit à passer suite au départ du véhicule prélevé par la fourrière. La situation se décante.

A contrecoeur, visiblement mal à l'aise, le gardien de la paix s'exprime d'une voix à peine audible, sans doute celle de la raison :
- "D'accord mais ça m'embête d'annuler cette contravention parce qu'après je vais devoir l'expliquer auprès de mes supérieurs."

Je manque de m'étouffer. Effectivement c'est ennuyeux et il a peut-être des objectifs chiffrés à atteindre avec une prime à la clé et des bouches à nourrir. Sacré dilemme...
Je prends sur moi et tente maladroitement de le rassurer :
- "Monsieur l'agent, ils comprendront que vous n'aviez pas le choix."
- "Oui mais pourtant on fait ça tous les jours dans cette rue."

Je me retiens de justesse d'évoquer le terme qui me vient instantanément à l'esprit, "racket", mais ça doit faire déjà une grosse demi-heure que j'essaie de défendre ma cause. Si près du but, ce n'est vraiment pas le moment de tout foutre en l'air en interjectant mal à propos.

Je sens bien qu'il rechigne encore à l'idée de toute cette paperasse à rédiger pour se dédouaner vis-à-vis de ses chefs. Je ne dis rien, je le laisser peser le pour et le contre. La balance penche maintenant de mon côté mais il ne faut pas prendre pour argent comptant ce que dit un agent pas content. Il pourrait encore changer d'avis. Après tout ce n'est facile pour personne d'avouer qu'on s'est trompé, de faire fi de son orgueil, et ce sans avoir le sentiment humiliant de perdre la face.

Après quelques minutes de désarroi et de violente querelle intérieure, se rappelant peut-être qu'une des bases de son illustre métier est de protéger et servir, le policier prend enfin son carnet à souche, mon PV, et l'annule consciencieusement, avec une application enfantine, non sans avoir préalablement demandé mes papiers. Son stylo ne commet pas de bavure, lui.

Puis, comme délivré d'un trop gros fardeau, il demande gentiment si mon véhicule n'a pas été abîmé pendant son transport manuel.
Touché par cette marque d'affection je fais le tour et constate que l'avant gauche paraît effectivement enfoncé. Néanmoins, exténué par ce long combat contre un moulin à vent, je renonce à l'évoquer. C'est un tort, notamment pour me faire rembourser par l'assurance, mais je veux simplement rentrer chez moi, manger, m'asseoir dans le canapé et regarder la télé. Mais certainement pas devant un policier.

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Inadéquation,Amoureuse,Moitié,moque,tiers,quart,accord,100%,demi,égal,représenter,tout,Zéro,francois ville

(Inad)équation Amoureuse : Ma Moitié se moque du tiers comme du quart et est d'accord à 100% pour dire que ça lui est à demi égal de représenter Tout pour le Zéro que je suis.

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tromper,moitié,ennui,francois ville

Je croyais tromper ma moitié mais en fait c'était juste mon ennui.

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devinette,francois ville

Le 1er qui Devine ce que c'est gagne mon dernier single DATE LIMITE.

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parti,nulle-part,compose,parvenus,revenus,francois ville

Un parti est mal parti et n'arrivera nulle-part s'il se compose de parvenus revenus de tout.

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francois ville

Nostalgie...

Séance photo avec Papa dans le salon. Je dois avoir à peu près 18 ans.

C'est ma 1ère guitare, reçue à Noël 1994, à 16 ans. Mes amis et moi ne savions alors pas nous accorder ni jouer que déjà nous composions et enregistrions immédiatement sur magnétophone des dizaines de chansons que nous étions bien incapables de refaire ne serait-ce qu'une seule fois (heureusement !).
Incompétents mais créatifs.
Je conserve l'intégralité de ces enregistrement bien précieusement, effectuant des sauvegardes suivant l'évolution de la technologie (K7, CD, disques durs).

Je porte certains signes distinctifs de l'époque, notamment la chemise de bûcheron pour faire grunge. Nirvana a laissé des traces vivaces et n'est pas pour rien dans mon envie de faire de la musique avec mes potes. Kurt Cobain a démocratisé la musique avec ses morceaux géniaux de fausse simplicité (je n'ai encore jamais entendu de reprise qui surpasse l'original).

Le t-shirt Guns n'Roses, le seul groupe dont j'ai vraiment été fan. J'écoutais mes K7 en boucle et connaissais toute leur tumultueuse histoire.

Pour les paroles, nous étions tous admiratifs de Renaud.

Je n'ai jamais eu le look totalement cohérent, je me suis toujours cherché. Pour preuve cette montre swatch dorée. Au collège j'avais une apparence banale mais je portais un bracelet à pointes...

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francois ville

Nostalgie encore...

Je prends la pose dans le salon devant mon papa. On remarquera avec une certaine émotion l'ampli Rebel 10W, les Doc Martens et le jean troué.

Mes modèles sont alors Slash et Angus Young mais je me rends rapidement compte qu'il n'est pas du tout évident de bien jouer de la guitare et encore moins en sautant partout comme un dingue. Cruelle déconvenue !

Je ne ponds pas encore de tubes (et toujours pas 20 ans plus tard, flûte !) mais j'en rêve.
Bon secrètement j'espère aussi que jouer de la guitare, chanter, me laisser pousser les cheveux et faire de la musculation m'aideront enfin à trouver l'Amour.
Bref, je mets tous les atouts superficiels de mon côté pour les ajouter à mon aura naturelle car celle-ci semble pour je ne sais quelle raison complètement invisible de la gente féminine.

 

18/02/2014

A bas les zones commerciales ! #Anarchitecture - 11ème Poème-Vidéo

A bas les zones commerciales ! #Anarchitecture - 11ème Poème-Vidéo

Anarchitecture

A errer dans la zone commerciale
Un gros caddy en guise de prothèse
Un vrai sentiment de néant glacial
Aiguise ses canines et prend ses aises

Aucun animal ni arbre ni fleur
Ah mais quelle horreur ce lieu pue la mort
Béton bitume et tôle sans valeur
Attentent à la vie sans plus de remord

Odeur huileuse ozone de non-droit
Il n'est point de comparable atmosphère
Un air graisseux empuanti l'endroit
Comme un pet moisi au fond de l'enfer

Immenses masses imposées à la vue
La laideur est reine en périphérie
La grande surface est une vérue
Une humaine erreur en grande série

Boutiques impersonnelles hangars à fric
Chaque chaîne érige et vend son standard
Partout les mêmes enseignes à coups de triques
Exhibent leurs moches et fiers étendards

Défendue par une horde d'affiches
Une armée de commerces agresse et bataille
Un hymne un slogan dans les coeurs se fichent
Et la volonté est blessée d'entailles

Allusion perpétuelle au pur bonheur
Communication comme unique action
L'illusion matérielle est beau leurre
Un traquenard de voleurs en faction

Anes en peine ou bien plutôt âmes en panne
Un flot d'humains se rue dans les rayons
Chaque jour des gens très bien se trépannent
A la merci du moindre échantillon

Une floppée de mornes lampadaires
Accentue ce non-sens territorial
Dés lors comment n'être pas lapidaire
Et à la limite inquisitorial

Un espace en voie de disparition
Les centres commerciaux uniformisent
Après tout ils n'ont d'autres ambition
Que d'empocher au plus vite la mise

Un paysage rayé de ratures
Inesthétisme accentué à l'extrême
Edification d'anarchitectures
En mauvais goût nous n'avons que la crème...

François Ville

17/02/2014

Pour les montagnards amoureux, les filles farouches, les amoureuses alcooliques, les bébés en colère et les humoristes impolitiquement corrects ?

gravir,montagne,ravir,compagne

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Pour les montagnards amoureux, les filles farouches, les amoureuses alcooliques, les bébés en colère et les humoristes politiquement incorrects ?

Les Texte-Styles du jour :

- Gravir la Montagne, Ravir ma Compagne

- Ni SAINTE, ni TOUCHE

- Buvez, Hélez Minets

- Il faut s'y faire, je VOCIFERE

- J'aime les FARCES de l'ordre

13/01/2014

Pour ceux qui ne sont plus à ça près ??

Pour ceux qui ne sont plus à ça près ?


Le Texte-Style du jour :

Quand on Trompe déjà son Peuple, On peut bien Tromper sa Moitié, non ?

François,Valérie,Julie,Président,France,Infidélité


29/07/2011

L' Affaire DSK : A quoi ça Rime ? (François Ville)

http://francoisville.free.fr/photos/affaire%20dsk%20a%20quoi%20ca%20rime%20-%20francois%20ville%20400.jpg
L'Affaire DSK : A quoi ça Rime ?

DSKapitaliste autant que socialiste
DSKalifié, compétent économiste
DSKalibre parfait, bientôt candidat
DSKarrure idéale de chef d'Etat

DSKaracolant en tête des sondages
DSKaviar, porshe, début de sabordage
DSKarismatique chef du FMI
DSKapable hier, aujourd'hui compromis !

DSKatastrophe inouïe pour le PS
DSKalamité ! Une histoire de fesses !
DSKador des urnes, donné président
DS K.O, caduque, en prison résident !

DSKabine de douche, carcasse nue
DSKarnage et viol d'employée reconnue ?
DSKasse-pipe au super chic Sofitel
DSKamikaze, case obsédé sexuel ?

DSKaïd, adepte du libertinage ?
DSKasseur brutal de femmes de ménage ?
DSKadeau en nature avec balais-brosses ?
DSKabossé ? Carbonisé le big boss ?

DSKafé, restau tranquille avec Camille
DSKalme, comme après une camomille ?
DSKalfeutré, appelant depuis l'avion
DSKalé, en paix avant l'arrestation ?

DSKadenassé, en photo menotté
DSKanular, piège tarabiscoté ?
DSKalomnie, coup monté ou bien complot ?
DSKarrière stoppée, adieu au boulot ?

DSKart d'heure américain version sordide
DSKasserole à vie garantie solide
DSKasse-cou ayant pressenti le drame
DSKalculateur avait prévu la trame...

DSKabale au niveau international
DSKavale en Une de chaque journal
DSKanardé dans tout canard et média
DSKaptif hors-classe et captivant paria !

DSKabriolant et soudain bien pesant
DSKabane, à l'ombre pour 70 ans ?
DSKadavérique sous les cruels flashs
DSKalciné, les commentateurs se lachent...

DSKapharnaüm de paroles sexistes
DSKastration rêvée par des féministes
DSKalembredaines et rebondissements
DSKaquetages, révélations, qui ment ?

DSKamouflé autrefois par l'omerta ?
DSKasi jugé persona non grata ?
DSKaché un temps par la loi du silence ?
DSKafté, haro, maintenant tous balancent !

DSKaste des nantis, canaille et fripouille ?
DSKatapulté de carrosse à citrouille ?
DSKapitons capiteux aux gratte-ciels
DSKamisole ? Echarpe présidentielle ?

DSKaboche accro au sexe, à toute femme ?
DSKabotin, infidèle à Dame Anne ?
DSKalifourchon, volage à droite à gauche ?
DSKamarade, amant de la débauche ?

DSKarnaval, Sinclair porte-t'elle un masque ?
DSKatégorie mystère au sein des frasques
DSKamouflets, calottes, ragots, qu'importe !
DSKapituler, jamais ! Elle le supporte !

DSKalin ou catcheur ? les gens s'interrogent
DSKhaos cathodique aux 1ères loges
DSKajoleur, séducteur ou harceleur ?
DSKahin-caha des vérités affleurent

DSKafardages, rumeurs, plaintes, procès
DSKafouillis d'un feuilleton à succès
DSKarton plein en multiples épisodes
DSKaricature des soaps et leurs codes

DSKaillou dans la chaussure, un gros un dur
DSKaprice du destin pour la pointure
DSKabinet d'avocats pour sortir libre
DSKagnotte et cash pour garder l'équilibre

DSKap maintenu, il plaide l'innocence
DSKasier vierge, ce cas est un non-sens
DSKarte à jouer, la victime et ses failles
DSKalités et défauts jusqu'aux entrailles

DSKageot, canon ? Consentante ou contrainte ?
DSKataloguée prostituée ou sainte
DSKarotte ou bâton pour Nafissatou ?
DSKartésienne veut jouer son va-tout

DSKasse-tête ardu pour le procureur
DSKalendrier repoussé, crainte et peur ?
DSKapotage possible du litige
DSKarrément risqué pour son beau prestige

DSKatalyseur, Tristane arrive en sus
DSKalvaire avéré,justice ou astuce ?
DSKapter l'attention ? bah oui pour Banon
DSKactus en plus au fond du caleçon !

DSKachot pour vilaines cachotteries ?
DSKarpe muette, attend la plaidoirie
DSKarapace, à la presse pas un mot
DSKaméléon,<qu'en pense ce cerveau ?

DSKaméras, photos, micros agressifs
DSKaca, remués passés et passifs
DSKadence effrenée d'infos et de scoops
DSKaniveau, vomi, car pleine est la coupe...

 


A bientôt,
Amicalement,
François Ville  
P.S. Concerts : j'adore jouer (déjà plus de 121 représentations) mais je n'ai pas le temps de démarcher... Je propose donc la moitié de mon cachet à qui me trouve une date.
Radios : plus de 100 dans le monde (USA, Australie, Canada, Grèce, Pologne, Japon,...) ont déjà diffusé mes chansons.
Téléchargement : 90 titres au prix d'un album sur vos plateformes préférées : http://francoisville.zimbalam.com/